Mélanie, créatrice du podcast "Il faut qu'on parle"

Mélanie, créatrice du podcast “Il faut qu’on parle”

On lance notre nouveau podcast : Ausha Talk ! Chaque mois, retrouvez une interview d’un créateur ou d’une créatrice qui a choisi Ausha pour héberger ses podcasts.

Ce mois-ci, on rencontre Mélanie Lecamus qui a créé Il faut qu’on parle, dans lequel des personnes se confient sur leurs échecs amoureux. L’objectif ? Trouver du positif dans toutes ces histoires ratées… 

Salut Mélanie ! Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ? 

Je bosse dans une maison d’édition pour la jeunesse, je viens du Sud-Ouest et j’ai été biberonnée aux Walt Disney.

Pourquoi as-tu décidé de te lancer dans le podcast, et pourquoi un podcast sur l’échec amoureux ?

J’avais envie de parler de l’échec amoureux parce que j’en ai connu beaucoup. Je voulais vérifier que je n’étais pas la seule… Le meilleur moyen de faire ça, c’était d’interviewer d’autres personnes. J’aimais beaucoup l’idée du format audio, parce que j’écoutais des podcasts de mon côté.

J’avais écouté les “marché-parlé” de Navie il y a deux ans. Je trouvais ça hyper chouette… Et pour parler d’un sujet aussi intime que l’amour, je trouvais que ça s’y prêtait parfaitement.

Comment trouves-tu les invités de tes podcasts ?

Au départ, j’ai demandé à mes amis, j’ai cherché des gens sur Tinder… Maintenant, ce sont les gens qui m’envoient leur témoignage parce qu’ils ont envie de le partager. Moi, je fais le choix en fonction de si l’histoire est terminée, s’ils ont eu le temps d’y réfléchir… Je vérifie aussi que ce n’est pas redondant avec qui une histoire qui a déjà été partagée dans le podcast : je n’ai pas envie qu’on raconte toujours la même chose de manière un peu différente !

Tes invités sont tous parisiens, ou en tout cas citadins. Est-ce que ton podcast aborde les problématiques liées à l’amour en ville, ou est-ce que ça pourrait s’appliquer à d’autres lieux ?

Malheureusement oui… On est à Paris, alors quand je cherche des témoignages, il s’agit de gens qui peuvent venir à Paris ou qui y vivent. Certaines histoires qui sont racontées ont débuté à l’étranger ou à la campagne, mais je n’ai pas de témoignage de gens qui vivent tous les jours à la campagne ou qui y ont rencontré quelqu’un.

C’est donc très “parisiano-centré” et je le regrette…. Mais peut-être qu’un jour je ferai une tournée en province !

Est-ce que les histoires racontées dans Il faut qu’on parle peuvent parler à tout le monde ? Peuvent-elles faire écho à notre propre expérience ?

Oui, complètement ! Même quand moi j’enregistre, je me projette dans ce que raconte les gens. Même si ça n’a rien à voir avec quelque chose que j’ai pu vivre, ça fait quand même écho en moi parce que, finalement, nous sommes tous des êtres humains… ça fait très généraliste de dire ça, mais nous ressentons les choses un peu de la même façon.

Tu as enregistré un épisode ou tu racontes ta propre histoire. Est-ce que c’était difficile de passer de l’autre côté ?

Oui, c’était particulièrement difficile, d’autant plus que l’histoire était très fraîche. Mais ça m’a permis de me rendre compte que quand les gens témoignent, ils s’ouvrent vraiment ! Je pense que c’est important, quand on enregistre des gens, de se mettre à leur place.

Aujourd’hui, je suis d’autant plus reconnaissante envers les personnes qui acceptent de témoigner parce que c’est un exercice difficile. Ça remue des souvenirs qui sont parfois douloureux.

Je trouve que c’est important de l’avoir fait, à la fois pour moi, mais aussi pour le podcast.

Quels enseignements peut-on retirer de ton podcast ? As-tu trouvé une recette magique pour qu’une relation marche, ou bien des choses à éviter ?

Malheureusement, il n’y a pas de recette magique, plutôt des choses qu’il vaux mieux éviter de faire ! Par exemple : idéaliser la personne, ne pas communiquer, s’engager trop vite…

Il n’y a pas de formule magique pour qu’une relation fonctionne, sinon je ne serais plus célibataire !

Ausha Talk #1Tu as une véritable identité graphique. Est-ce qu’elle vient de toi ou est-ce que tu t’es fait aider ? En quoi ça t’aide pour communiquer sur les réseaux sociaux ?

J’ai la chance que ma meilleure amie soit graphiste. On travaille souvent ensemble : quand on a des projets, on les porte à deux. Alors quand j’ai commencé à réfléchir à Il faut qu’on parle, c’est vers elle que je me suis tournée pour qu’on crée une identité graphique ensemble.

Au départ, j’ai fait quelques propositions mais finalement, c’est elle qui a trouvé cette identité du coeur brisé avec un éclair et une petite bulle. C’est exactement ce que je voulais !

C’est certain qu’avoir une identité visuelle forte aide pour la communication sur les réseaux sociaux. Quand les gens voient un de mes posts, il savent immédiatement qu’il s’agit d’Il faut qu’on parle.

A la rentrée, tu as créé un nouveau podcast, Sur l’oreiller, dans lequel tu réponds, avec une personne de type masculin, aux questions des auditeurs et auditrices. Est-ce que c’est lié au fait que tu recevais beaucoup de messages par rapport à ton podcast ?

C’est lié, bien sûr, au fait que je recevais des messages. Cela dit, je n’en recevais pas beaucoup non plus… J’avais envie de varier la forme d’Il faut qu’on parle, qui n’est pas là pour faire du conseil. On est plutôt dans le storytelling.

Je trouve que ce format de questions-réponses est à la fois drôle et informatif, même s’il est extrêmement subjectif. J’aime varier les formats… Et c’est toujours agréable de travailler avec quelqu’un d’autre. Sur Il faut qu’on parle, je reçois un témoignage mais ce n’est pas une création qui se fait à deux.

Est-ce que tu envisages de financer ton podcast ?

Non ! J’ai toujours dit qu’Il faut qu’on parle resterait une passion et que je n’avais pas envie d’avoir d’obligation financière liée au podcast.

Le seul crowfunding qu’on a fait, c’était pour produire des pin’s. L’argent qu’on a récolté a servi à les fabriquer et à les envoyer. Maintenant, ils sont en vente et l’argent qu’on récupère sert à faire d’autres choses, comme des stickers. C’est donc devenu une sorte d’économie circulaire. Mais clairement, je n’ai pas mis un seul euro dans ma poche !

Je n’ai pas envie d’avoir d’obligation. Par exemple, cette semaine je n’ai pas pu sortir de nouvel épisode d’Il faut qu’on parle. Si j’avais un sponso, il ne serait pas d’accord avec le fait qu’il y ait une semaine sans podcast et que sa publicité ne soit pas diffusée. Je veux pouvoir garder cette liberté…

Mais je suis ouverte à d’autres projets ! Par exemple, si on me propose de faire de la création sur le thème de l’amour, en-dehors de mon podcast, je pourrais l’envisager.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui veut se lancer dans le podcast ?

De se lancer, tout simplement ! Souvent, on se pose trop de questions : quel matériel dois-je choisir ? Comment contacter les personnes ? Faut-il que tout soit prêt avant de contacter les personnes ? Mais en fait, si on réfléchit trop, on ne fait plus rien !

Il faut se lancer. La première crêpe est toujours ratée mais ce n’est pas grave. Si on s’attend à ce que tout soit parfait dès la première fois alors qu’on fait du podcast indé, on ne fait rien en fait…

On n’a pas les moyens d’un gros studio comme Binge Audio ou Nouvelles Ecoutes. On fait des trucs dans son coin, et ce n’est pas grave si c’est raté. Sur le premier épisode que j’ai enregistré, avec Jules, le son est pourri et on n’entend rien. Je l’ai posté quand même. On m’a dit que le son était pourri et qu’on n’entendait rien. J’ai dit : “Il y a des essais, il y a des erreurs, et après on fait mieux !”

Pourquoi as-tu choisi la plateforme Ausha pour héberger tes podcasts ?

Avec d’autres premiers arrivants, j’ai été intégrée sur le groupe de discussion d’Ausha. Là, nous avons été aiguillés sur tous les aspects. Si nous avions la moindre question, il y avait quelqu’un pour y répondre dans la minute.

Moi, la technique, ce n’est pas mon truc ! Avant, j’étais sur Soundcloud. Je ne savais pas du tout comment migrer, comment faire en sorte que tous mes fichiers soient transférés sur Ausha, comment rediriger le flux RSS… On m’a tout expliqué en détail.

C’est super que ce soit des Français, qu’ils soient aussi réactifs et autant disposés à aider les podcasteurs à avoir le meilleur service. Ils prennent en compte toutes nos remarques et toutes nos idées. C’est vraiment cool ! Quand j’étais sur Soundcloud, j’ai fait mon truc toute seule et personne ne m’a jamais écrit pour me demander si j’avais besoin d’aide.

J’ai eu la chance de rencontrer les membres de l’équipe d’Ausha au Paris Podcast Festival et ils sont super sympas aussi en vrai ! Donc ce n’est pas juste une stratégie commerciale…

Aurais-tu un dernier conseil sur l’amour pour les auditeurs et les auditrices ?

N’ayez pas peur ! C’est comme pour tout dans la vie… N’ayez pas peur. Allez-y !

Hébergez votre podcast sur Ausha !